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| -> Communiqué - 23 septembre 2010 |  |  |
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Reconnaissance en France de la déportation pour homosexualité dans les camps nazis
Sur 10 000 personnes homosexuelles envoyées dans les camps nazis, 6 000 en sont mortes
La Fondation Émergence rappelle ce triste fait historique
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| Croquis de Rudolf Naess, déporté norvégien dans le camp de Natzweiler-Struthof. Collection Nasjonalbiblioteket, Oslo, Norvège. |
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| L’appel, dessin de Rudolf Naess. National Library of Norway, Oslo, Division-War collection. |
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Pendaisons, dessin de Rudolf Naess. National Library of Norway, Oslo, Division-War collection. |
| | Montréal, 23 septembre 2010 - La Fondation Émergence est heureuse de se joindre à de nombreuses militantes et militants, notamment celles et ceux de l’association Les «Oublié(e)s» de la Mémoire qui ont, depuis plusieurs années, mené un combat en France pour la reconnaissance du triste sort réservé aux minorités sexuelles durant la Seconde Guerre mondiale (en collaboration avec le ministère français de la Défense et des acteurs du monde de la Mémoire).
Cette année 2010 voit donc l’aboutissement d’un grand projet qui fait reculer un peu plus encore l’oubli sur la persécution des minorités durant la Seconde Guerre mondiale, notamment les homosexuels et les lesbiennes.
Le 25 septembre prochain, dans l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Alsace), une plaque commémorative sera dévoilée, avec l’inscription À la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d’homosexualité. Ce sera le moment de rendre hommage aux personnes homosexuelles qui ont été déracinées, déportées et exécutées par le régime nazi.
« Si le monde entier ne pourra jamais oublier les horreurs de cette guerre et les châtiments imposés aux Juifs, il faut rappeler que 10 000 personnes homosexuelles ont aussi été envoyées dans les camps nazis et que 6 000 n’en sont jamais ressorties » de dire le président de la Fondation Émergence, monsieur Laurent McCutcheon (source : United States Holocaust Memorial Museum).
Les «Oublie(e)s» de la Mémoire est une association mémorielle nationale française qui travaille à la connaissance et la reconnaissance par les autorités de la déportation pour motif d’homosexualité. Le site Internet de l’association (www.devoiretmemoire.org) offre une documentation riche sur cette triste période de l’histoire avec des dossiers comme La genèse d’une persécution, Le sort réservé aux lesbiennes, La « vie » à Dachau pour les triangles roses, Le travail concentrationnaire, Les expérimentations médicales, etc.
Rappelons que la Fondation Émergence a déjà mis sur pied, en collaboration avec le Centre commémoratif de l’Holocauste de Montréal dans le cadre des Séries Éducatives sur l’Holocauste, des initiatives d’information sur la persécution des minorités sexuelles durant le régime nazi. |
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| Vidéo - Sur Yagg TV |
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| Triangles roses : le dernier survivant connu de la déportation homosexuelle témoigne |
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| Voir la vidéo |
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| Pour plus d’information :
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Film documentaire
Nuit et Brouillard, Alain RENAIS, 1956 Il traite de la déportation et des camps de concentration nazis, en application des dispositions dites « Nuit et brouillard » (décret du 7 décembre 1941). Les directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés (Richtlinien für die Verfolgung von Straftaten gegen das Reich oder die Besatzungsmacht in den besetzten Gebieten) sont un décret du 7 décembre 1941 signé par le maréchal Wilhelm Keitel et ordonnant la déportation pour tous les ennemis ou opposants du Reich, dans le cadre de dispositions dites « Nuit et brouillard » (en allemand Nacht und Nebel, ou NN). En application de ce décret, toutes les personnes représentant un danger pour la sécurité de l'armée allemande (saboteurs, résistants) seraient transférées en Allemagne et disparaîtraient dans le secret absolu. Source : Wikipédia.
Livres
Au nom de tous les miens, Romain GARY, 1971 L'action se situe en Pologne durant la Seconde Guerre mondiale. Le livre fut porté à l'écran en 1983 et décliné en téléfilm sous le même titre. Source : Wikipédia.
Si c'est un homme, Primo LÉVI, 1947 Raconte l'expérience de son auteur dans le camp d'extermination d'Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale. Source : Wikipédia.
Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel, Pierre SEEL, 1994 Pierre Seel, né le 16 août 1923 à Haguenau en France et décédé le 25 novembre 2005 à Toulouse, est la seule personnalité homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour motif d'homosexualité. Grâce à lui et au soutien de quelques militants, la reconnaissance de la déportation homosexuelle se fait enfin, lentement et surtout très tardivement. Source : Wikipédia.
Rudolf BRAZDA : Itinéraire d’un triangle rose, Jean-Luc SCHWAB, 2010 Dans l’état actuel des connaissances, le dernier survivant de la Déportation pour motif d’homosexualité (répression au titre du paragraphe 175 de l’ancien Code pénal allemand). Il fut interné près de trois ans au camp de concentration de Buchenwald où il porta le triangle rose. Source : Wikipédia. |
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